5 jeux de société pour apprendre autrement cet été

Chaque été, les rayons des librairies se remplissent de cahiers de vacances.

Mathématiques, français, anglais, logique… Il y en a pour tous les niveaux et tous les âges.

Et avec eux revient souvent une petite voix dans la tête des parents :

« Et si mon enfant oubliait tout pendant les vacances ? »

Alors on hésite.

Faut-il acheter un cahier de vacances ? Le faire travailler un peu chaque semaine ? Le laisser souffler complètement ?

La bonne nouvelle, c’est qu’il n’existe pas une seule bonne réponse.

En revanche, il existe une certitude : les apprentissages ne passent pas uniquement par des exercices écrits.

Le cerveau apprend aussi… en jouant.

Alors voici 5 idées de jeux de société pour apprendre autrement cet été.

Les enfants ont aussi besoin de vacances.

Après une année scolaire bien remplie, les enfants ont besoin de récupérer.

Dormir davantage.
Jouer librement.
S’ennuyer parfois.
Découvrir de nouvelles choses.
Partager des moments en famille.

Cette période de repos est loin d’être une perte de temps.

Au contraire, elle permet au cerveau de consolider les apprentissages réalisés pendant l’année.

Vouloir reproduire l’école à la maison pendant tout l’été n’est donc pas forcément la meilleure stratégie.

Bien sûr, certains enfants adorent faire leur cahier de vacances. Si c’est leur choix, il n’y a aucune raison de s’en priver.

Mais lorsque chaque page devient une négociation, il est intéressant de se demander si l’objectif est réellement atteint.

Les jeux de société : une autre manière d'apprendre.

Quand on joue, les apprentissages sont partout.

Les enfants calculent.
Ils lisent.
Ils observent.
Ils mémorisent.
Ils anticipent.
Ils prennent des décisions.

Le tout sans avoir le sentiment d’être en train de travailler.

Et c’est précisément ce qui rend le jeu si puissant.

La motivation est intrinsèque : on joue parce qu’on en a envie, pas parce qu’il faut terminer une page avant d’aller se baigner.

Les jeux de société pour consolider les apprentissages scolaires.

Il existe des centaines de jeux de société : des jeux coopératifs, d’autres plus individuels. Des jeux de réflexion, de stratégie, de calcul, d’observation, de mémoire, … Il y en a vraiment pour tous les goŷs !

Voici 5 idées de jeux de société pour apprendre autrement cet été.

🚂 Les Aventuriers du Rail Junior

Compétences travaillées :

  • Géographie de l’Europe
  • Repérage spatial
  • Planification
  • Stratégie

À partir de 6 ans.

Les enfants mémorisent progressivement les pays et les villes tout en développant leur capacité à anticiper leurs déplacements.

✍️ Just One

Compétences travaillées :

  • Vocabulaire
  • Orthographe
  • Langage
  • Recherche de mots

À partir de 7 ans.

Un jeu qui donne envie de manipuler les mots sans que cela ressemble à une dictée.

🧩 Karuba

Compétences travaillées :

  • Vision dans l’espace
  • Logique
  • Anticipation
  • Résolution de problèmes

Ces jeux sollicitent fortement les capacités de réflexion et de représentation mentale.

Des compétences qui seront utiles dans de nombreuses disciplines scolaires, notamment les mathématiques.

🐉 Fort comme un Dragon

Compétences travaillées :

  • Mémoire
  • Attention
  • Concentration

À partir de 4 ans.

Petit avertissement : il y a de fortes chances que votre enfant gagne régulièrement … sans même que vous n’ayez besoin de faire semblant de perdre !

🏛️ Acropolis

Compétences travaillées :

  • Calcul mental
  • Additions
  • Tables de multiplication
  • Stratégie
  • Anticipation

À partir de 7 ans.

Un excellent jeu pour manipuler les nombres dans un contexte motivant.

Les compétences que l'école n'enseigne pas toujours... mais qui comptent énormément

Lorsque l’on pense aux apprentissages, on pense souvent au français ou aux mathématiques.

Pourtant, les jeux de société développent aussi des compétences essentielles :

  • attendre son tour ;
  • respecter les règles ;
  • accepter de perdre ;
  • gérer sa frustration ;
  • coopérer ;
  • élaborer une stratégie ;
  • observer attentivement ;
  • persévérer malgré les difficultés ;
  • prendre des décisions.

Toutes ces compétences contribueront autant à la réussite scolaire qu’aux relations avec les autres.

Et surtout... ils renforcent le lien parent-enfant

C’est probablement leur plus grande force.

Autour d’un jeu, il n’y a plus le parent qui fait réciter et l’enfant qui doit répondre correctement.

Il y a simplement des personnes qui partagent un moment agréable.

On rit.
On se taquine.
On apprend à perdre ensemble.
On crée des souvenirs.
Et ces moments de connexion sont précieux.

Parce qu’un enfant qui se sent en sécurité émotionnelle apprend plus facilement.

Faut-il alors abandonner complètement les cahiers de vacances ?

Pas nécessairement.

Si votre enfant prend plaisir à en faire quelques pages de temps en temps, pourquoi pas.

L’important est que cela reste un choix, et non une source de tensions quotidiennes.

Les vacances sont aussi faites pour souffler.

Et parfois, une partie de jeu de société apportera autant d’apprentissages qu’une page d’exercices… avec, en prime, un fou rire partagé.

En conclusion :

En tant que parent, nous ressentons souvent la pression de devoir occuper nos enfants « intelligemment » pendant les vacances.

Pourtant, apprendre ne signifie pas forcément être assis devant un cahier.

Les jeux de société montrent qu’il est possible de consolider de nombreuses compétences scolaires tout en cultivant ce qui compte tout autant : le plaisir d’être ensemble.

Et si cet été, vous remplaciez quelques pages de cahier par une partie de jeu ?

Vous pourriez être surpris de tout ce que votre enfant apprendra… sans même s’en rendre compte.

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Mon bébé dort mieux sur moi que dans son lit : est-ce normal ?

“Mon bébé de 2 mois et demi dort 30 minutes dans son lit, mais 1h30 sur moi. On me dit de ne pas l’habituer aux bras et qu’il doit apprendre à dormir seul avant la crèche.”

Ce message, reçu d’une maman, illustre parfaitement l’un des plus grands décalages entre les besoins des bébés et les attentes de notre société.

Car lorsqu’un nouveau-né dort mieux dans les bras de ses parents que seul dans son lit, beaucoup y voient une mauvaise habitude.

Pourtant, du point de vue du développement de l’enfant, ce comportement est souvent tout à fait attendu.

Pourquoi votre bébé dort-il mieux sur vous ?

Pendant la grossesse, votre bébé a passé environ neuf mois dans un environnement très particulier.
Il était constamment bercé par vos mouvements.
Il entendait les battements de votre cœur.
Il percevait votre voix.
Il vivait dans une température stable et chaude.
Et surtout, il n’était jamais seul.

Puis, du jour au lendemain, il se retrouve dans un monde lumineux, bruyant, froid par comparaison, et rempli de sensations nouvelles.

Lorsqu’il s’endort contre vous, il retrouve une partie de ce qu’il connaissait avant sa naissance :

  • la chaleur ;

  • les odeurs familières ;

  • les mouvements ;

  • les sons de votre corps ;

  • la proximité physique.

Pour un jeune bébé, ce contexte est souvent plus rassurant qu’un matelas immobile, froid et silencieux.

Le sommeil des bébés est immature

Une information que beaucoup de parents découvrent trop tard : le sommeil d’un nourrisson n’a rien à voir avec celui d’un adulte.

À la naissance, son cerveau est encore en plein développement.
Les cycles de sommeil sont plus courts, généralement entre 40 et 60 minutes.
Les réveils fréquents sont donc physiologiques.

Contrairement à une idée répandue, un bébé ne se réveille pas forcément parce qu’il a pris une mauvaise habitude.
Il se réveille souvent parce que son cerveau est conçu ainsi.

Entre deux cycles, il peut avoir besoin d’être rassuré pour replonger dans le sommeil.
La présence d’un parent facilite parfois cette transition.

Le besoin de proximité est un mécanisme de survie

C’est probablement l’information la plus importante.
Les bébés humains naissent particulièrement immatures comparés à de nombreuses autres espèces.
Ils dépendent entièrement des adultes pour leur survie.
Au cours de l’évolution, rester proche de la figure de protection augmentait considérablement les chances de survie.

Le cerveau du bébé est donc programmé pour rechercher cette proximité.
Lorsque votre bébé réclame vos bras, il ne cherche pas à vous manipuler.
Il répond à un besoin biologique profondément ancré.

Un système d’attachement se met en place, dont la fonction principale est de maintenir la proximité avec l’adulte protecteur.

Ce concept psychologique a d’ailleurs été démontré scientifiquement grâce à la théoride de l’attachement, développée par John Bowlby.

Peut-on vraiment “habituer” un bébé aux bras ?

Cette peur est très présente chez les jeunes parents.

Pourtant, chez un bébé de quelques semaines ou quelques mois, les données scientifiques ne montrent pas qu’une réponse sensible aux besoins émotionnels crée une dépendance problématique.

Les études sur l’attachement indiquent plutôt que lorsque les besoins de sécurité sont suffisamment satisfaits, les enfants développent progressivement davantage d’autonomie.

Cela peut sembler paradoxal.
Mais un enfant qui se sent en sécurité explore généralement plus facilement le monde.
L’autonomie ne naît pas de la séparation forcée.
Elle se construit sur un sentiment de sécurité intérieure.

Et la crèche dans tout ça ?

C’est souvent l’argument qui inquiète les parents.
“Il faut qu’il apprenne maintenant parce qu’il ira à la crèche.”

Pourtant, les bébés sont capables de développer des relations différentes avec dautres personnes que leurs parents.

Votre bébé ne se comporte probablement pas exactement de la même manière avec vous, avec son autre parent, avec ses grands-parents ou avec son assistante maternelle.

Les professionnels de la petite enfance accompagnent quotidiennement des enfants qui ont des habitudes de sommeil différentes à la maison.

L’entrée en mode de garde représente une transition progressive qui dépend de nombreux facteurs : l’âge de l’enfant, la qualité de l’adaptation, le lien créé avec les professionnels et son tempérament.

Elle ne se résume pas à sa capacité à s’endormir seul à 2 mois.

Le vrai défi : les conseils contradictoires

Souvent, ce qui épuise le plus les parents n’est pas le comportement de leur bébé.
C’est l’impression permanente de mal faire.

D’un côté, ils observent leur enfant.
Ils voient qu’il dort mieux contre eux.
Ils constatent qu’il semble plus apaisé.

De l’autre, ils entendent :
“Tu vas lui donner de mauvaises habitudes.”
“Il faut qu’il apprenne à dormir seul.”
“Tu vas en faire un bébé dépendant.”

Résultat ?
Ils commencent à douter de leurs observations.
Pourtant, vous êtes la personne qui connaît le mieux votre enfant.
Observer son comportement reste une source d’information précieuse.

Alors, faut-il laisser son bébé dormir sur soi ?

La question n’est pas vraiment là.
La vraie question est plutôt : comment répondre aux besoins de son bébé tout en préservant l’équilibre de toute la famille ?

Certaines familles apprécient les temps de sommeil de contact.
D’autres les vivent difficilement parce qu’elles ont besoin de pouvoir poser leur bébé.
Il n’existe pas une seule bonne façon de faire.
L’objectif n’est pas d’être parfait.

L’objectif est de trouver un équilibre réaliste, sécuritaire et respectueux des besoins de chacun.
Si votre bébé dort mieux contre vous aujourd’hui, cela ne signifie pas qu’il dormira toujours ainsi.

Le développement du sommeil évolue constamment au cours des premiers mois et des premières années de vie.

Ce que j’aimerais que chaque jeune parent entende

Si votre bébé de quelques semaines s’endort plus facilement dans vos bras, vous n’êtes pas en train de créer un problème.
Vous répondez à un besoin qui est fréquent à cet âge.

Vous n’avez pas besoin de choisir entre aimer votre bébé et favoriser son autonomie.
Les deux vont ensemble.

Et parfois, la chose la plus utile qu’on puisse offrir à un jeune parent n’est pas un conseil.
C’est du soutien.


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Je suis Émilie, coach parentale. J’accompagne les parents d’enfants de 0 à 12 ans à retrouver plus de sérénité dans leur quotidien grâce à des repères respectueux du développement de l’enfant et des besoins de toute la famille.